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Présentation

Voir le diaporama du spectacle © Jean-Christophe Hanché ICI

REVE DE COULEURS

UN SPECTACLE PÉRENNE POUR UN ÉVÉNEMENT HISTORIQUE Du 6 mai au 23 octobre

Une mise en lumière exceptionnelle de la façade de la Cathédrale

Le projet du spectacle : retrouver les couleurs disparues.
La Cathédrale des Sacres, un monument dans l’Histoire.

L’un des objectifs d’une installation urbaine est de permettre aux habitants de la cité à la fois de se réapproprier un monument quotidien, de le redécouvrir, mais aussi de lui restituer sa part symbolique et sa part de rêve, de faire émerger son histoire et son ancrage dans le roman de la nation. Egalement de le réinstaller dans le paysage moderne. La confrontation-dialogue avec la médiathèque en est le principe et la démonstration. Enfin, de ce site si exceptionnel, il convient d’interroger la valeur symbolique.

L’expérience de la scène et de l’image a conduit Jean-Michel Quesne et Hélène Richard de Skertzò à créer de nouvelles formes de spectacles pour métamorphoser les sites et théâtraliser l’espace urbain. Leurs créations sont un étonnant mélange d’imagination, de poésie et de haute technologie. Après les spectacles conçus pour le Château de Chambord et la Cathédrale de Rouen, ils ont imaginé le scénario et mis en place de nouvelles prouesses technologiques pour ce nouvel opus dédié aux 800 ans de la Cathédrale de Reims.

Matières, couleurs, fastes, décors
S’il est avéré que les Cathédrales étaient, à l’instar de nombreux autres monuments européens, (également nettoyés, grattés, époussetés), peintes de couleurs vives et joyeuses, on se prend à rêver de retrouver à l’occasion d’une célébration, ses couleurs disparues. Retrouver les couleurs posées sur les sculptures, et non seulement le rouge et le bleu, mais aussi toutes les nuances des carnations, les teintes des chevelures, les motifs des robes et manteaux, l’or des couronnes et des nuées...

Retrouver les couleurs des sacres, l’apparat qui réglaient ces cérémonies, les décors colossaux qui s’élevaient devant les portails, les ornements immenses, les chasubles, les habits, les atours richement ornés qui bientôt contrastent avec les guenilles et les oripeaux des mendiants, les hardes des rouliers...

La nuit, la couleur est la lumière de la façade. Elle donne le mouvement, crée les personnages, agrandit ou réduit les motifs, creuse les reliefs, exalte le regard d’un ange, fonde les griffes du démon…

La façade de la Cathédrale de Reims est immense comparativement aux autres édifices de même nature, c’est une première difficulté en matière de projection d’images. Elle présente une richesse incomparable de sculptures, de détails qui exigent une grande précision pour les mettre en valeur. Les portails, éléments les plus proches du public sont très profonds. Le caractère du monument induit plusieurs types de vision : il est immense et il faut avoir du recul pour que le regard l’embrasse en son entier. La profusion des sculptures exige une projection très précise et très définie afin de les donner à lire dans leur précision.

Pour parvenir à ce niveau d’exigence dans la qualité des images projetées, il a été décidé d’utiliser de nouveaux projecteurs de très grande puissance qui viennent d’apparaître sur le marché et de faire appel à une catégorie de vidéoprojecteurs dernière génération.